IPRP, chais pas ce que c’est?

iprp-Q2

Intervenant en Prévention des Risques Professionnels

« la loi du 20 juillet 2011 du Code du Travail instaure l’obligation aux chefs d’entreprise de désigner un salarié compétent pour s’occuper de la santé au travail dans son entreprise. Lorsque ces compétences n’existent pas, il doit faire appel aux compétences d’un Intervenant en Prévention des Risques Professionnels / IPRP pour répondre notamment à son obligation d’Évaluation des Risques Professionnels en respectant les principes d’une approche pluridisciplinaire. »

L’intervenant en prévention des risques professionnels a des compétences techniques ou organisationnelles en matière de santé et de sécurité au travail (ergonomie, toxicologie, hygiène industrielle, organisation du travail). Il participe, dans un objectif exclusif de prévention, à la préservation de la santé et de la sécurité des travailleurs et à l’amélioration des conditions de travail. Dans ce cadre, l’IPRP assure des missions de diagnostic, de conseil, d’accompagnement et d’appui, et communique les résultats de ses études au médecin du travail. »

Voici, quelques réponses de chef d’entreprise questionnés sur le sujet :

« j’ai un responsable QHSE ( fonction unique ou séparée) dans mon entreprise ».

L’entreprise semble donc armée pour prévenir la santé de ses collaborateurs. Il faut rappeler que la formation et le maintien des connaissances est primordiale pour ces fonctions. L’entreprise peut faire appel a des IPRP externes (service santé, INRS, prestataire ) pour l’aider dans des missions précises ou pour avoir une vue d’ensemble du management de la sécurité.

« Je suis le responsable, c’est moi qui gère directement » (Il n’existe pas de référents Sécurité, car la structure est petite )

Donc en fait je ne gère pas ou tout du moins de temps en temps…. .

Beaucoup de responsables pensent, le faire eux même, faire l’économie et ils se trompent lourdement. Parce que nos clients, notre chiffre d’affaire, notre rentabilité, notre trésorerie, l’absentéisme, les commandes en retards nous prennent déjà 20h/24. Quand avons nous le temps de faire de la prévention sécurité / santé.

« J’ai confié cette tache à mon agent de maîtrise / chef d’équipe, il a toute ma confiance »

En clair, il doit apprendre, se former, proposer les actions à mettre en place et il est souvent l’acteur principal de ces mêmes actions.

Ce n’est pas comme si il n’avait pas déjà a gérer son quotidien, ses collaborateurs, ses ennuis : techniques et de management.

La loi a donc encadrée cette « pratique » car elle s’avère désastreuse, malgré les efforts de tout à chacun.

« Il ( IPRP) dispose du temps nécessaire et des moyens requis pour exercer ses missions. Il ne peut subir de discrimination en raison de ses activités de prévention. Il assure ses missions dans des conditions garantissant son indépendance. »

alors devant ces cas, L’externalisation : une solution ?

Cela devient de plus en plus courant . N’en déplaise au responsable sécurité qui pourraient se sentir menacés.

la prévention se complique et se radicalise car l’Europe mets la pression sur la France ( un petit peu en retard) , et les domaines abordés sont vastes ( acoustiques, visuelles, organisationnelle, management, …) .

Alors externaliser, une solution ?:

OUI, car cela permet de faire des économies. Pour les TPE, PME, transformer une charge fixe ( que l’on avait de toute façon pas les moyens de s’offrir) en charge variable est intéressante et économique. OUI car ce poste n’est souvent pas a plein temps et nous savons bien que combiné à un autre poste ce n’est pas la sécurité qui l’emporte au quotidien.

OUI, car affaire de spécialiste, si le prestataire externe, n’est pas un spécialiste, sa formation permanente et son réseau l’aidera a en trouver un qui répondra aux situations.

Alors externaliser, une solution ?:

NON, car un prestataire ne peut se substituer aux actions de management de l’entreprise. Il n’est donc qu’un accompagnateur/ facilitateur.

Non, car la sécurité est un travail du quotidien. Qu’on se le dise, il faut « rabâcher » sans cesse pour que cela rentre. Être alerte, à l’écoute, c’est aussi et surtout du management.

NON, car qui connaît mieux l’entreprise que celui qui vit au quotidien avec les collaborateurs.

NON, si on pense se décharger, se de-responsabiliser. Le chef d’entreprise reste au yeux de la loi , le seul et unique responsable.

On retiendra :

Constat : la désignation d’un IPRP est une obligation et au-delà une nécessité dans nos entreprises.

Plusieurs solutions s’offrent à nous :

– La structure, le métier et les finances font, que j’ai la ressource en interne. Il ne me reste plus qu’à la suivre, la former et mettre en place une démarche avec toujours la possibilité de faire appel à des conseils extérieurs.

– J’ai pas le temps, pas les compétences internes encore moins les finances, je prends un spécialiste externe qui m’aidera dans la mise en place d’une démarche de prévention.

-J’ai les compétences en interne : il faut le former, le suivre. Un accompagnement par un prestataire extérieur peut être bénéfique pour initier la démarche de prévention. Mais surtout je lui donne le temps de bien faire.

– je prends le risque de ne rien faire, qui vivra verra… .

j. Keire _ Theos Consulting

quelques liens supplémentaires:

www.guide-iprp.fr,

www.inrs.fr/demarche/iprp.html