5 mythes sur le Six Sigma

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Il ne fait aucun doute que Six Sigma est en train de devenir une méthodologie appréciée dans le monde des entreprises. C’est parce qu’elle est considérée comme produisant d’excellents résultats. Plus précisément, les collaborateurs sont en position d’améliorer les processus de l’organisation en créant de la valeur ajoutée en éliminant le gaspillage. Tout cela dans le but d’augmenter la satisfaction des clients.

Mais avec la popularité du Six Sigma dont on parle maintenant plus que jamais, il y a forcément des choses qui sont dites qui sont absolument fausses. Sans parler du fait qu’elles semblent si évidentes à entendre.

Donc, la prochaine fois que vous aurez une conversation sur le Six Sigma dans votre organisation ou ailleurs, et que vous entendrez les cinq choses mentionnées ci-dessous, sachez que vous avez entendu un mythe.

Le Six Sigma ne s’applique qu’aux industriels.

Beaucoup de gens sont amenés à croire que le Six Sigma ne s’applique qu’à l’industrie manufacturière. Alors, même si c’est précisément là que la méthodologie a été utilisée pour la première fois par Motorola et General Electric. Même si une organisation ne produit rien, elle peut toujours bénéficier des avantages du Six Sigma. Le Six sigma s’attaque à des processus, et comme toute organisation, entreprise, administration n’est que processus … .

Fondamentalement, Six Sigma s’applique à toute organisation ayant des processus plus ou moins répétitifs. Cela signifie que les outils Six Sigma peuvent être utilisés dans presque tous les secteurs, comme la construction, le marketing, l’hôtellerie, les soins de santé, la gestion ou encore le marketing.

La certification Six Sigma Green Belt est inutile et difficile.

Vous avez peut-être entendu dire que la certification requiert un niveau mathématique élevé. Cela peut vous faire hésiter à vous engager dans ce type de formation, car cela fait longtemps que les bancs de l’école ne vous ont pas vu. Mais c’est aussi un mythe. Si les données sont au cœur de la démarche Six sigma, elles ne sont pas l’Alpha et l’Oméga. c’est avant tout une culture, une philosophie et des méthodes.

Le fait d’avoir quelqu’un qui possède des compétences en six sigma, d’analyse et de résolution de problèmes devrait fortement rassurer les employeurs.

Le Six Sigma demande beaucoup de temps et d’argent.

Comme pour tout ce qui se passe dans le monde de l’entreprise, il faut des ressources pour y parvenir. Mais certains disent que le Six Sigma nécessite trop de ressources, tant en temps qu’en argent. Encore certains qui pensent que les solutions miracles existent, comme les licornes. Le Six Sigma n’est pas affaire de temps ou d’argent, mais d’engagement . Car si mettre en place une démarche , implique la nécessité de ressources, La quantité est à nuancer. Une démarche est avant tout un processus qui se lance et qui n’a pas pour objectif de se terminer. A vous donc d’adapter, le temps, les ressources, les moyens tant que vous ne vous arrêtez pas. Et c’est bien cela la difficulté, ne vous arrêtez pas !!!

L’impatience est le pire ennemi car par exemple, une organisation peut facilement réaliser des économies à long terme avec des améliorations apportées par petites étapes. C’est une affaire de mentalité, choix, persévérance. De plus, grâce aux avantages du Six Sigma, le retour sur investissement (ROI) de sa mise en œuvre est bien plus rapide et important que le temps et l’argent dépensés.

Le Six Sigma entraînera de la réduction d’effectifs.

Comme le Six Sigma améliore les processus organisationnels en éliminant les gaspillages, il est facile de conclure que le Six Sigma signifie que des personnes seront licenciées. Et je vous passe la traduction de « LEAN » en « dégraisser ». S’il est vrai que les défauts d’un processus peuvent être liés à l’Homme (5-10%), la majorité des améliorations se trouve dans notre organisation ( 90-95% ). Donc réduire le gaspillage d’un processus à l’Homme/exécutant est stupide.

En fait, on peut affirmer que le Six Sigma permet aux collaborateurs de faire leur travail plus efficacement. Si le défaut est dû à un manque de compétences, les entreprises sont plus susceptibles d’offrir une formation supplémentaire aux collaborateurs pour les rendre encore plus efficaces dans leur travail. En fin de compte, cela augmentera la valeur du travail confié aux collaborateurs pour et par l’organisation.Et même si la transformation de l’organisation entraîne la révision de postes de travail, cela va dans la majorité du temps vers la réduction, l’amélioration de la valeur ajoutée du travail en lui-même. Et donc réduit de facto la pénibilité du travail. Les collaborateurs peuvent donc s’épanouir dans des tâches plus intéressantes.

Le Six Sigma ne mettra l’accent que sur les collaborateurs.

Ce mythe est le résultat d’un autre mythe qui dit que la culture organisationnelle est difficile à changer. Une fois que les collaborateurs adoptent une certaine culture à l’égard du travail, changer cet état d’esprit, comme le demande le Six Sigma, peut les stresser ou les mettre sous pression.

S’il est vrai que les collaborateurs ne réagissent pas immédiatement au changement : la fameuse résistance au changement, la mise en œuvre peut être plus difficile. Tout n’est affaire que de communication : la vision, les objectifs, le temps accordé et le chemin. En fournissant toutes les ressources nécessaires aux collaborateurs, le temps, la latitude, le pouvoir de décision, rien ne s’oppose aux changements.Voire même parfois il est difficile à freiner l’engouement par un enthousiasme trop important.

Malheureusement, les mythes et les malentendus se répandent plus vite que la vérité. Quiconque veut donner une chance à une démarche d’amélioration comme le Six Sigma doit comprendre que la réussite est durement acquise. Ces mythes, aussi persistants soient-ils, peuvent facilement être démystifiés, réduits a néant par de simples exemples de confrère, d’atelier tests. Vous devrez faire preuve, et cela, tout au long de la démarche.

On retiendra :

  • Le six sigma s’applique partout
  • Avoir une certification peut être utile pour l’entreprise.
  • L’investissement n’est pas vain.
  • Six sigma = moins d’effectifs : LOL
  • Les critères du Lean: Sécurité, Sérénité, Qualité, Délai et par conséquent Coût.

Restons pragmatique, écoutons les succès plus que les freins.

Jkeire
theos.fr

Pour aller plus loin :

Les principes du six sigma

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