Changer mais pourquoi: la résistance au changement

Changer, innover, s’améliorer, mais pourquoi ?

Un des principes du Lean est de vaincre cette résistance lente, de l’immobilisme dont nous souffrons tous dans nos projets de changement. Car même si nous avons l’impression de toujours être débordés et d’avancé à grands pas, avançons nous vraiment?

Le changement n’est sûrement pas une discipline, mais juste une nécessité. Dans un monde en perpétuel évolution, rester à regarder passer les trains de l’innovation et de l’amélioration serait une faute .

Quelques préjugés sur le changement:

  • La gestion du changement est un gadget de management: Faux, il est impératif à toute organisation de rester en mouvement, en alerte ,en recherche permanente de performance et d’innovation.
  • Gérer le changement, c’est contrôler le changement : Non Plus, il faut justement savoir laisser cours à l’intelligence collective et individuelle. En revanche c’est le cadre du changement qu’il faut maîtriser.
  • Tout changement s’opère rapidement : Parfois oui, car cela donne le signe qu’une dynamique est en route, et cela s’accompagne de la difficulté de la garder, cette dynamique. Et parfois, Non car le temps permet la réflexion et l’apparition de nouvelles idées. Trop de changement en même temps, génère du chaos .
  • Les solutions doivent être parfaites : Pas du tout, on se lance, on tente, on échoue et on recommence. Rien de plus navrant que de voir des idées, soi-disant pas abouties qui ne sortent jamais. Rien n’est impossible, il faut juste du temps et de l’argent.
  • Tout résistance est mal vue: Non, parfois il faut aussi savoir prendre son temps, d’où l’intelligence collective. Chacun va apporter une vision que d’autres n’auraient pas eu, seul. Le consensus est souvent trouvé rapidement avec une bonne analyse des risques potentiels.

Le changement: Une approche de notre temps

Pas vraiment, de tout temps, il a fallu s’adapter, changer, innover. désormais, cela s’accélère, l’informatique et la mondialisation révolutionnent notre travail. Mais avant tout ces outils, il reste bien des innovations à faire sans toujours penser 1.0, 3.0, 5.0, X.0. L’informatique, n’est qu’un outil, de nombreuses entreprises sont peu informatisées et s’en sortent très bien.

Si la plupart des collaborateurs comprennent le besoin de changement, il reste que le confort de l’habitude est très puissant. La résistance aux changements dans toute sa splendeur. Certains attendent beaucoup de l’informatique , de nouveaux outils, de potions magiques, attendez encore.

L’innovation n’est pas que technologique mais surtout organisationnelle et humaine. Alors au lieu d’attendre, regardez déjà ce que vous pouvez innover dans votre quotidien avant qu’un jour la technologie le fasse pour vous.

Le changement: Lancer la machine

Pas toujours évident, mais faut se lancer. Certains collaborateurs vont naturellement avoir des idées, des envies et pour d’autres il faudra un peu plus de temps. Il est donc important de communiquer, et d’ailleurs toujours commencer par là. Même si nous ne sommes pas certains de l’objectif, reste que l’on peut toujours faire mieux, donc pas d’excuses, ou de craintes à communiquer sur la mise en place d’une culture du changement. Ne pas oublier ceux qui ne feront pas partis intégrante ou des premiers projets d’amélioration.

La communication doit être complète, du début à la fin. Chacun doit savoir, ce qui se passe dans les salles de réunions ou des collaborateurs se réunissent, pendant plusieurs jours sans discontinue. Il ne faut pas laisser de doutes, de craintes ou de frustrations en chemin.

 

Le changement: vaincre la résistance

La résistance au changement est naturel. Nous sommes des machines à nous adapter, mais à petit pas. Lorsque nous avons trouvé un certain confort, que l’on pourrait appeler « habitude » délicat de nous en faire sortir.Il faut donc commencer petit, afin de s’assurer de succès. Capitaliser sur ces petits succès, communiquer et voir comment les mentalités changent.

Reprendre des projets, processus plus importants et continuer. Au fur et à mesure, la communication et le bouche à oreille vont faire le job. Mais votre meilleure arme reste: La réalité du changement sur le terrain, simple, visuelle et indiscutable.

Démarrer par des petits chantiers vous permet aussi, à vous, chef de projet de vous sécuriser, d’apprendre de vos erreurs, de vous améliorer. Le changement a une forte connotation émotionnelle. On ne doit donc pas négliger tout signe, même infime. Ne pas passer à coté de l’information, ou l’implication d’un service par exemple.L’informatique arrive souvent en phase finale pour le « faire », ils ont sûrement de très bonnes idées, mais peuvent aussi être techniquement bloquant dans la réflexion. Il est donc important de communiquer, sur le rôle, les impacts et les sollicitations de chacun dans les projets.

 

Le changement: Cela se gère

Autant dire que c’est le plus délicat. Que cela soit par un succès inattendu ou par un échec au démarrage, rien n’est simple.

Contenir les idées, l’engouement de certains à vouloir tout révolutionner doit nous mettre en alerte. Car le changement apporte toujours un risque. Qu’il soit évalué ou pas. De plus lorsque l’on transforme, innove, change, nous gravissons rapidement des gains élevés, mais il faut une petite période pour les stabiliser. En ne les stabilisant pas, la chute peut être sévère. Par exemple, sur un chantier 5S, les deux premiers S apportent la majorité des gains opérationnels, mais si on néglige les trois suivants les gains vont vite retombés.

De même, lorsque qu’il y a un échec au démarrage, pour par exemple: un simple périmètre mal défini, une normalisation/législation qui rend impossible tout changement, il est urgent de recommencer très rapidement. Reprendre un nouveau périmètre, un nouveau processus et on recommence.

La gestion est facilité, si l’on se donne un cap. Dès le début, donner les chantiers envisagés, si le premier n’est pas convaincant, enchaîner sur le second.

Initier une culture du changement n’est pas chose simple, mais avec beaucoup de communication, de méthode et un cap, on arrive toujours à s’en sortir.

 

A retenir:

  • Le changement n’est pas une discipline , mais une culture
  • Beaucoup de préjugés, imputables aux premiers signes de résistance
  • Repérer et vaincre la résistance est une nécessité pour accompagner le lancement
  • Le changement cela se gère, en cas d’échec autant qu’en cas de succès.
  • Le pire serait de ne rien faire.

Soyons dans le mouvement, communiquant et dans l’action

J.Keire

theos.fr

 

Pour aller plus loin:

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