Du Brainstorming au TryStorming

Trystorming

L’immobilisme est assez présent dans nos organisations. Même lorsque l’on arrive a lancer, tenir nos phases de réflexions, de remise en cause et que l’on obtienne une certaine dynamique. Mais ensuite le passage à l’action reste délicat.
Kotter nous a enseigné que pour bouger l’Homme à besoin d’un déclencheur, de se retrouver au pied du mur, mais doit-on se mettre en danger pour avancer. Et quid de l’amélioration « continue », doit on toujours vivre sur le bord du précipice pour innover… ?.

Passons donc du brainstorming au trystorming.

Le trystorming est un outil différent du brainstorming en ce sens qu’il encourage le développement et le test rapide d’une idée plutôt que la simple réflexion sur les solutions possibles et les interminables palabres. Il permet aux collaborateurs de visualiser, de toucher et d’améliorer encore une idée de base. Il permet également de modéliser l’action plutôt que la parole. Souvent, dans notre envie de re-concevoir l’état futur parfait, nous oublions que le meilleur moyen de construire un processus qui fonctionne est le processus itératif : d’essayer, d’ajuster, de corriger, de se tromper et d’essayer encore. ( try, try, try, …)

Ce processus repose sur quelques principes de base :

  • Il n’est pas important de créer des solutions parfaites.
  • L’erreur fait partie du processus de création.
  • Il faut être orienté vers l’action, stop à l’immobilisme.
  • Les solutions doivent être simples.

Un autre élément clé du processus de Trystorming est la dynamique qu’un collaborateur ou une équipe s’autorise pendant le brainstorming. Dans la plupart de nos environnements de travail, on nous apprend à être à la fois inventifs, mais prudents, sortir du cadre, mais pas trop, prendre des risques, mais à tes dépens.
Vous la sentez bien la laisse autour de votre cou… .

La force du Trystorming est aussi de déclencher chez certains les circuits d’innovation alors qu’ils ne viendraient pas instinctivement. On se prend au jeu. Et pour beaucoup de nos collaborateurs, il peut-être peu évident de s’exprimer ou de matérialiser ses idées alors que le « Faire » fait partie de leur mode de réflexion, d’expression.

Alors qu’est-ce qui nous empêche : le droit à l’erreur, principalement.

Cette peur de se planter, de ne pas réussir, de ne pas avoir l’idée géniale immédiate… .
Tout cela bride nos actions, nos énergies, nos envies et donc au final notre propre capacité de remise en cause.

Le droit à l’erreur n’est pas naturel dans nos organisations, il faut donc prendre le temps nécessaire pour que cela devienne la véritable culture d’entreprise.

Que vous soyez une entreprise à la recherche d’une nouvelle méthode pour créer en mode collaboratif ou que vous cherchiez un moyen pratique, mais amusant d’optimiser un processus existant ou nouveau, le Trystorming peut être un outil extrêmement utile pour votre organisation ou vos équipes.

Sortez vos bouts de cartons, vos planches, votre scotch, et osez vous trompez.

On retiendra :

  • le droit à l’erreur nous freine, nous empêche.
  • Le processus itératif, d’erreur-correction est un processus de création.
  • Il faut s’orienter vers le mode action.
  • Les génies n’existent pas.

Restez innovant, sortez du cadre et tolerer l’a-peu-près

JKeire
theos.fr

Pour aller plus loin :

interview de Bob Petruska

Le terrain, le terrain et le terrain : Layered Process Audit

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